L'exemple de la Suède
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Une toute autre stratégie générale

La Suède a misé sur une approche souple face à la pandémie, basée sur le volontariat, l'éducation et la responsabilisation de la population.

 

Au lieu de mettre en place des interdictions, la Suède, depuis le début de la pandémie,  s’est distinguée par une stratégie basée essentiellement sur des « recommandations » et très peu de mesures coercitives.

Cette stratégie peu contraignante a été privilégiée parce qu'elle favoriserait, selon la justification donnée par les autorités, une gestion de la crise à long terme, sur un horizon de deux ans. "La lutte contre la COVID-19 est un marathon et non un sprint", martèle sans cesse Anders Tegnell, l'épidémiologiste en chef du pays.

En d'autres termes :

      - les Suédois n'ont pas subi de confinement au printemps.   

      - les bars et les restaurants sont toujours restés ouverts.

      - les écoles pour les moins de 16 ans n'ont jamais été fermées ; la plus récente rentrée scolaire s'y est déroulée normalement.

      - tous les commerces sont ouverts

      - la distanciation physique et l'application stricte des règles d'hygiène sont de mise depuis le printemps.

Anders Tegnell : " il existe une énorme différence entre notre façon de gérer la pandémie et celles appliquées ailleurs"

Anders Tegnell, dans un entretien à l'Express dit ceci :

"En Suède, nous n'avons pas fermé complètement la société pour, ensuite, la rouvrir en grande partie à la fin du printemps et pendant l'été. Nous n'avons donc pas complètement interrompu nos habitudes de communiquer avec autrui, nous avons pu continuer à rester en contact avec les autres, tout en étant très prudents. Notre façon de freiner le virus a été moins radicale, plus stable et s'est inscrite dans la durée. Dans la plupart des autres pays, on a beaucoup relâché le frein avant l'été et maintenant, il faut à nouveau l'activer.  

On a beaucoup discuté de ce qui serait la meilleure stratégie : rester à un niveau constant de mesures comme en Suède, ou bien fermer et ouvrir en grand comme cela s'est beaucoup fait ailleurs. De notre point de vue suédois, nous pensons que c'est une bonne chose de pouvoir maintenir le même niveau de mesures. Cela crée une sorte de calme, il est plus facile de communiquer auprès de la population, une bonne partie de la société fonctionne mieux quand il est possible de prévoir un peu à l'avance. Nous voulions des mesures durables et acceptables par le plus grand monde.  

En Suède, on n'impose pas d'obligations de ce genre au niveau national, ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. C'est décidé au niveau des lieux de travail, en fonction des risques possibles observés localement.

Le masque n'est pas obligatoire
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Depuis l'arrivée de la Covid, la Suède ne recommandait jusqu’ici le port du masque nulle part, son autorité de santé publique jugeant que leur efficacité n’était pas démontrée.

Le site du ministère de la Santé précise quand même que "L'Agence suédoise de la santé publique a recommandé le port de masques dans les transports publics à partir du 7 janvier 2021, en particulier lors des fortes affluences."

Anders Tegnell : " Aucune preuve scientifique de l'efficacité du  masque"
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Anders Tegnell, l’épidémiologiste en charge de la stratégie du pays face au Covid-19, n’est pas entièrement convaincu de la généralisation du port du masque adopté dans plusieurs pays en Europe au cours des dernières semaines.

 

Il a même estimé, le 24 aoû,t sur LCI qu'il était « dangereux de voir les masques comme la solution à cette pandémie ».

 

 

 

 

Dans Le Figaro, il se justifie et pointe « les études et les preuves scientifiques » sur l'efficacité du port du masque, qui, selon lui,

« sont étonnamment faibles ».

Dans l'express, il explique « qu'il n'existe pas assez de preuves scientifiques démontrant que le masque est vraiment efficace. Les pays où on le porte depuis longtemps n'ont pas réussi pour autant à éviter une hausse dramatique des contaminations. On ne sait pas ce qu'il serait advenu sans masque, mais il semble clair qu'on ne peut pas se reposer uniquement sur les masques pour lutter contre virus. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) le souligne aussi. » 

Anders Tegnell explique qu'en Suède, il ne porte jamais le masque.

Il le porte quand il est allé en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche. "J'ai alors respecté les règles en vigueur, y compris le port du masque. Je suis très étonné par la manière dont les gens l'utilisent le plus souvent. On l'enlève pour le remettre ensuite, on n'arrête pas de le toucher. Ce n'est pas une bonne façon de faire, selon les critères hospitaliers en vigueur. Il y a ces effets pervers induits par le port du masque, qui peut être contaminé et que l'on touche."

Pas de preuves scientifiques
Une mauvaise utilisation
Le masque brise la relation

Il écrit un courriel au Centre européen de contrôle des maladies, l'enjoignant à de telles préconisations reviennent en effet à suggérer que "la propagation se fait par voie aérienne", ce qui à ses yeux était susceptible de nuire "gravement à la communication et à la confiance". 

​naissance scientifique sur la transmission du virus n'évolue.

Quelques chiffres...
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