Un traitement
existe : l'ivermectine

Qu'est-ce-que l'ivermectine ?

L'ivermectine est un antiparasitaire.

Dans un premier temps, il était utilisé en médecine vétérinaire pour le traitement des parasites des animaux d’élevage.

 

Depuis la fin des années 1980, ce traitement est également destiné aux humains.

 

Il a été commercialisé à la fin des années 1970 par le laboratoire américain Merck, avant d'être fabriqué par différentes sociétés à partir des années 1990.

 

Il est utilisé pour le traitement et le contrôle des infections parasitaires, pour lutter contre différentes maladies comme la gale, le paludisme, les filarioses lymphatiques ou encore les poux. Il est également utilisé contre l'onchocercose, « une maladie des yeux et de la peau causée par un ver»,

D'après le professeur Patrice Bourée, spécialiste des parasites à l'hôpital Bicêtre, dans la région parisienne, l'ivermectine "tue à la fois les vers intestinaux, les vers filaires et les parasites externes".

 

Le contrôle de ces maladies par l’ivermectine lui a valu d’être inscrite sur la “Liste des médicaments essentiels” par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

William C. Campbell et Satoshi Ōmura, qui ont découvert et développé l’ivermectine, ont reçu le prix Nobel de médecine en 2015 récompensant l’ensemble leurs travaux sur cette molécule (Crump and Omura, 2011).

 

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Un médicament sûr

Sur son site, l'OMS indique que l'ivermectine est un médicament « sans danger et peut être utilisé à grande échelle » dans la lutte contre l'onchocercose.

L’ivermectine, avec plus de 3,7 milliards de doses distribuées dans le monde au cours des 40 dernières années, possède un excellent profil de sécurité. De nombreuses études font état de faibles taux d’événements indésirables, dont la majorité sont légers, transitoires et largement attribués à la réaction inflammatoire de l’organisme à la mort des parasites contre lesquels le traitement est dirigé (Kircik et al., 2016). Il est à noter que l’ivermectine cible les canaux chlorures glutamate-dépendant des invertébrés, absents chez les mammifères, assurant ainsi une très bonne innocuité du médicament.

Pourquoi l'utiliser sur le Covid ?

L’ivermectine possède également des propriétés antivirales, antibactériennes, anticancéreuses et anti-inflammatoires. Concernant ses propriétés antivirales, l’ivermectine a montré ses puissants effets antiviraux in vitro contre plusieurs virus à ARN, tels que le virus Zika, le virus de la grippe A, le virus de la maladie de Newcastle, le virus Chikungunya, le virus de la fièvre jaune, le virus de la dengue, le virus de l’encéphalite japonaise mais également le VIH et les virus à ADN tels que le polyomavirus BK et l’herpèsvirus équin de type 1 (Heidary and Gharebaghi, 2020).

 

Elle a donc rapidement été envisagée et évaluée comme un médicament possible du SARS-CoV-2 et fait l’objet de recherches approfondies dans le cadre d’essais cliniques (Gupta et al., 2020).

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Comment agit-il sur le Covid ?

Depuis le début de la crise, plusieurs études ont dévoilé les mécanismes d’action possibles de l’ivermectine en traitement du SARS-CoV-2 :

- L’ivermectine réduit l’entrée du virus SARS-CoV-2 dans nos cellules et donc l’infectiosité du virus en se liant à la protéine Spike du Sars-Cov-2 et empêchant ainsi sa liaison avec le récepteur ACE-2 présent à la surface de nos cellules (Lehrer and Rheinstein, 2020).

- L’ivermectine réduit la réplication de l’ARN viral du SARS-CoV-2 (Caly et al., 2020) en interférant avec plusieurs protéines requises pour la réplication du virus (Lehrer and Rheinstein, 2020; Sen Gupta et al., 2020) ainsi que l’enzyme RdRp (SARS-CoV-2 RNA-dependent RNA polymerase) (Swargiary, 2020).

- L'ivermectine empêche le virus de « communiquer » avec le noyau de nos cellules : La protéine cargo du SARS-CoV-2 se lie à l’Importin (IMP) α/β1 de l’hôte afin de migrer dans le noyau et de réduire la réponse antivirale de la cellule hôte. L’IVM interagit directement avec l’IMPα et empêche son interaction avec IMPβ1, empêchant ainsi l’heterodimere Importin α/β1 de se lier à la protéine virale cargo du SARS-CoV-2 et donc son entrée dans le noyau (Caly et al., 2020; Yang et al., 2020). L’IVM bloque ainsi la reconnaissance du signal de localisation nucléaire (NLS) par le virus.

- L’ivermectine exerce également des effets anti-inflammatoires en bloquant la voie inflammatoire NF-kB (le plus puissant médiateur de l’inflammation) et la production de cytokines (Zhang et al., 2008, 2009; Ci et al., 2009) et peut donc réduire la tempête cytokinique associée à la phase tardive de Covid19

- L’ivermectine diminue de manière significative la charge virale et protège contre les lésions des organes dans de multiples modèles animaux lorsqu’ils sont infectés par le SARS-CoV-2 ou par des coronavirus similaires (Arévalo et al., 2020; De Melo, G.D. et al., 2020).

- L’ivermectine prévient la transmission et le développement de la maladie Covid19 chez les personnes exposées à des patients infectés (Carvallo, Hirsch, Psaltis, et al., 2020; Elgazzar et al., 2020; Priyamadhaba Behera et al., 2021; Bernigaud et al., 2021; Hellwig and Maia, 2021; Shouman et al., 2021).

- L’ivermectine accélère la guérison et prévient la détérioration chez les patients présentant une maladie légère à modérée traitée tôt après les symptômes (Alam, Murshed, Bhiuyan, et al., 2020; Carvallo, Hirsch, and Farinella, 2020; Elgazzar et al., 2020; Gorial et al., 2020; Khan, M.S.I. et al., 2020; Morgenstern et al., 2020).

- L’ivermectine accélère le rétablissement, permet d’éviter l’admission aux soins intensifs et réduit la mortalité des patients hospitalisés (Elgazzar et al., 2020; Hashim et al., 2020; Khan, M.S.I. et al., 2020; Niaee et al., 2020; Patel et al., 2020; Spoorthi and Sasank, 2020; Rajter et al., 2021).

- L’ivermectine réduit la mortalité chez les patients atteints d’une forme grave de Covid19 (Elgazzar et al., 2020; Hashim et al., 2020; Rajter et al., 2021)

- L’ivermectine entraîne des réductions frappantes des taux de létalité dans les régions où son utilisation est répandue (Chamie, 2020)

L'ANSM a rejeté la recommandation temporaire d'utilisation de l’ivermectine

L'Agence française du médicament (ANSM) a rejeté la recommandation temporaire d'utilisation (RTU) de l’ivermectine pour la prise en charge de la Covid-19 (communiqué ANSM, 1er avril 2021).

 

L’ivermectine par voie orale est un médicament autorisé pour traiter les infections causées par certains parasites (vers tropicaux et sarcopte de la gale).

Si le profil de sécurité de ce médicament antiparasitaire est bien connu grâce à ses années d'utilisation dans le cadre de ses indications autorisées (AMM), son bénéfice clinique face à la Covid-19 n'a pas été jugé suffisant par l'ANSM :

 

"Nous ne pouvons pas présumer d'un rapport bénéfice/risque favorable de l'ivermectine en traitement curatif ou en prévention de la Covid-19."

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Même position du Haut Conseil de la santé publique

Une position qui rejoint celle du Haut Conseil de la santé publique (avis du 28 janvier 2021).

"Les cellules mésenchymateuses et les médicaments repositionnés (inhibiteur de l’enzyme de conversion , ivermectine, statines ...) ne sont pas recommandés hors essais cliniques randomisés, les inhibiteurs de la protéase ne doivent pas être utilisés."

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Même chose pour

l’Agence européenne des médicaments

Dans un communiqué de presse du 22 mars 2021, l’Agence européenne des médicaments annonce déconseiller l’utilisation de l’ivermectine pour la prévention ou le traitement de la Covid-19. 

Au total, ce serait plus de 46 documents qui auraient été consultés pour l’établissement de cette recommandation sans que le détail de l’analyse ne soit donné.

L'EMA aurait examiné les dernières preuves sur l'utilisation de l'ivermectine pour la prévention et le traitement du Covid-19 et a conclu que les données disponibles ne soutiennent pas son utilisation pour la Covid-19 en dehors d'essais cliniques bien conçus.

Dans la suite de son communiqué, l’EMA écrit : À la suite de récents rapports des médias et de publications sur l'utilisation de l'ivermectine, l'EMA a examiné les dernières preuves publiées issues d'études de laboratoire, d'études observationnelles, d'essais cliniques et de méta-analyses. Des études en laboratoire ont montré que l'ivermectine pouvait bloquer la réplication du SRAS-CoV-2 (le virus responsable du COVID-19), mais à des concentrations d'ivermectine beaucoup plus élevées que celles obtenues avec les doses actuellement autorisées. Les résultats des études cliniques étaient variés, certaines études ne montrant aucun bénéfice et d'autres rapportant un bénéfice potentiel. La plupart des études examinées par l'EMA étaient de petite taille et présentaient des limites supplémentaires, notamment des schémas posologiques différents et l'utilisation de médicaments concomitants. L'EMA a donc conclu que les preuves actuellement disponibles ne sont pas suffisantes pour soutenir l'utilisation de l'ivermectine dans COVID-19 en-dehors des essais cliniques . »

A ce jour il y a sept méta-analyses qui montrent l’efficacité du traitement et l’absence d’effets secondaires est notoire pour ce traitement qui a été découvert par le Pr Omura, prix Nobel de médecine et pourtant l’EMA écrit :

« Bien que l'ivermectine soit généralement bien tolérée aux doses autorisées pour d'autres indications, les effets indésirables pourraient augmenter avec les doses beaucoup plus élevées qui seraient nécessaires pour obtenir des concentrations d'ivermectine dans les poumons efficaces contre le virus. La toxicité lorsque l'ivermectine est utilisée à des doses supérieures aux doses approuvées ne peut donc pas être exclue. »

L'EMA a donc conclu que l'utilisation de l'ivermectine pour la prévention ou le traitement du COVID-19 ne peut actuellement pas être recommandée en dehors des essais cliniques contrôlés. 

 

D'autres études randomisées bien conçues sont nécessaires pour tirer des conclusions sur l'efficacité et l'innocuité du produit dans la prévention et le traitement du COVID-19.

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Pourtant, des analyses montrent

que ce traitement fonctionne...

Au 11 mars 2021, il existe 68 études scientifiques évaluant l’effet de l’ivermectine sur le SARS-CoV-2, dont 33 ont été revues par des pairs.

 

Parmi ces 68 études scientifiques, il existe 50 essais cliniques avec des résultats comparant des groupes traités et contrôle.

 

Dans ces 50 essais cliniques (dont 24 randomisés), l’ivermectine a été utilisée dans :

     - 11 essais à titre prophylactique

     - 39 essais dans le traitement de la COVID-19 (19 précocement dès les premiers symptômes et 20 à des stades tardifs et souvent graves de la Covid19.)

De plus, il existe 17 essais cliniques en cours dont les résultats sont attendus pour 2021 (www.clinicaltrials.gov).

 

Voici un résumé des résultats statistiquement significatifs des essais contrôlés, pouvant servir de base de preuves cliniques pour l’utilisation potentielle de l’ivermectine dans la Covid19

Essais contrôlés dans la prophylaxie de la Covid19 (11 études)

Les 11 essais contrôlés disponibles montrent tous des réductions statistiquement significatives de la transmission :

  • 4 essais contrôlés randomisés (RCT) avec des réductions statistiquement significatives des taux de transmission, N=1238 patients (Elgazzar et al., 2020; Vallejos et al., 2020; Chahla, 2021; Shouman et al., 2021),

  • 7 essais contrôlés observationnels (OCT) avec des réductions statistiquement significatives des taux de transmission, N=5329 patients (Alam, Murshed, Gomes, et al., 2020; Carvallo, 2020; Carvallo, Hirsch, Psaltis, et al., 2020; Bernigaud et al., 2021; Hellwig and Maia, 2021; P Behera et al., 2021; Priyamadhaba Behera et al., 2021).

 

Essais contrôlés dans le traitement de la Covid19 (39 études)

Actuellement, 19 essais comprenant au total plus de 3 000 patients atteints de formes légères de la maladie en consultation externe ont été réalisés. Ces essais comprennent 13 RCT (Afsar et al., 2020; Asghar, 2020; Podder et al., 2020; Raad, 2020; Chowdhury et al., 2020; Hashim et al., 2020; Mahmud, 2020; Mohan et al., 2021; Babalola et al., 2021; Chaccour et al., 2021; Kirti et al., 2021; Lima-Morales et al., 2021; López-Medina et al., 2021), 2 essais observationnels (Cadegiani et al., 2020; Elalfy et al., 2021) et de quatre séries de cas (Alam, Murshed, Bhiuyan, et al., 2020; Carvallo, Hirsch, and Farinella, 2020; Espitia-Hernandez et al., 2020; Morgenstern et al., 2020).

Sur ces 19 essais utilisant l’ivermectine en traitement précoce en ambulatoire, 15 essais montrent des effets bénéfiques de la molécule, 3 essais sont sans différence significative, malgré une tendance positive, et un seul essai ne montre pas d’amélioration.

Les effets bénéfiques de l’ivermectine en traitement précoce de la Covid19 qui sont décrits dans ces essais sont :

  • Amélioration de la symptomatologie clinique

  • Réduction du temps de récupération

  • Réduction du portage viral, réduction du temps de négativation du test PCR

  • Réduction du risque d’hospitalisation

  • Réduction de la mortalité globale

Il existe 20 essais utilisant l’ivermectine en traitement à des stades avancés de la maladie sur des patients hospitalisés. Ces essais comprennent 13 RCT (Rezai, 2020; Spoorthi and Sasank, 2020; Chachar et al., 2020; Elgazzar et al., 2020; Hashim et al., 2020; Krolewiecki et al., 2020; Niaee et al., 2020; Okumus et al., 2020; Ahmed et al., 2021; Beltran-Gonzalez et al., 2021; Pott-Junior et al., 2021; Bukhari et al., 2021; Galan et al., 2021), 6 OCT (Budhiraja et al., 2020; Camprubí et al., 2020; Gorial et al., 2020; Khan, M.S.I. et al., 2020; Patel et al., 2020; Rajter et al., 2021) et une étude rétrospective d’analyse de base de données (Soto-Becerra et al., 2020).

Sur ces 20 essais utilisant l’ivermectine sur des stades sévères de la maladie, 15 essais montrent un effet bénéfique de la molécule et 5 études sont sans différence significative (Tableau annexe 3).

Les effets bénéfiques de l’ivermectine en traitement tardif de la Covid19 chez les patients hospitalisés qui sont décrits dans ces essais sont :

  • Réduction du temps de récupération clinique

  • Réduction du temps de négativation du test PCR

  • Réduction de la durée d’hospitalisation

  • Réduction des admissions en réanimation

  • Réduction de la mortalité globale

Une méta-analyse

Une méta-analyse revisitée montre que l'hydroxychloroquine (HCQ) en association avec l'azithromycine (HCQ + AZI) peut être efficace dans le traitement des patients COVID-19 hospitalisés

Une nouvelle méta-analyse, publiée en anglais dans une revue scientifique, revisite les mérites de la bithérapie à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine et montre son efficacité contre la Covid-19.  Suite à la publication hier de la lettre d’avertissement du professeur Perronne qui remet en cause le dosage d’hydroxychloroquine excessif utilisé dans l’étude britannique Recovery, il était temps d’en tirer les conséquences – c’est chose faite avec cette métanalyse aux conséquences critiques pour les patients et les médecins.

 

Elle remet en cause la méta-analyse Fiolet en reprenant tous les biais méthodologiques et médicaux que l’étude des jeunes doctorants a omis de prendre en considération. 

Résultats : notre méta-analyse conduite sur 11 études que nous estimons libres de biais critique montre une   réduction de mortalité de 55% pour HCQ et de 66% pour HCQ plus AZI.

Conclusion : Pour ces deux traitements, notre méta-analyse indique une efficacité significative dans la réduction de mortalité chez les patients hospitalisés avec le Covid-19.

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Une quarantaine de travaux dans le monde

Un quarantaine de travaux ont été publiés dans le monde, dont une vingtaine randomisés. Dans leur grande majorité, ils concluent à son efficacité, en prophylaxie (préventif) et en thérapeutique.

Seulement voilà, selon la plupart des autorités de santé, ces travaux n’ont pas été réalisés avec la rigueur scientifique nécessaire pour que l’on puisse en tirer des conclusions. Taille des échantillons, doses administrées, seules ou combinées à un autre médicament, stade de la maladie : il y aurait à chaque fois trop de biais dans le choix des paramètres.

La publication de méta-analyses (synthèse et tri des études existantes) favorables elles-aussi au médicament, n’a pas davantage emporté la décision. Trois concluent pourtant à son efficacité probable, celle de la FLCCC, celle d’un consortium de médecins coordonnés par le cabinet de recherche anglais Evidence based Medecine Consultancy, et enfin, en janvier dernier, celle du docteur Andrew Hill, microbiologiste de l’Université de Liverpool (18 études analysées portant sur 2244 patients).

 

«Toutes les données pointent dans la même direction dans de nombreux pays », estime ce dernier. Les chances de survie seraient ainsi augmentées dans une fourchette de 48 à 88%. Le docteur Hill préconise toutefois de pousser les essais cliniques à une plus grande échelle.

Notons que la majorité des travaux ont été conduits dans des pays non occidentaux : Égypte, Iran, Inde, Bangladesh, Liban, Mexique, Turquie… Si bien que leurs auteurs ont bien du mal à soumettre leurs résultats aux grandes revues scientifiques américaines ou anglaises, The Lancet, JAMA ou NEJM. Elles en restent donc au stade dit du pre-print, non validé par les pairs. Une sorte de cercle vicieux : pas d’examen critique de l’étude dans les grandes revues, donc pas de publication ; pas de publication donc pas de validité.

Une étude australienne

D'après les conclusions d'une étude australienne menée in vitro, publiés le 3 avril 2020, l'ivermectine pourrait réduire la charge virale du Sars-CoV-2 en l'espace de 48 heures.

Un Ehpad en France

Une autre étude réalisée dans un Ehpad situé en Seine-et-Marne a également été relayée dans la presse. Au printemps 2020, ces patients ont pris de l'ivermectine dans un contexte d'épidémie de gale. Il s'est avéré par la suite que ces résidents avaient été moins touchés par le coronavirus, en comparaison avec ceux d'autres établissements. "Nous avions un taux d'incidence de 1,4 % contre 22,6 % dans les autres établissements. Et un taux de mortalité nul contre 4,9% en moyenne dans les maisons de retraite", a rapporté le Docteur Charlotte Bernigaud.

Une méta-analyse pour l'OMS

Le rapport du Dr. Tess Lawrie

Le rapport du Dr Pierre Kory

Dans cette revue de la littérature (qui était approuvée, évaluée par les pairs et en instance de publication avant un revirement inédit de la revue), rédigée par le Dr Pierre Kory et l’équipe de la FLCCC, ils présentent les données disponibles concernant l’efficacité de l’ivermectine in vitro, dans les modèles animaliers, en prévention, en traitement précoce et en traitement hospitalier. Ils évoquent aussi des données épidémiologiques concordantes qui montrent l’impact des campagnes de distribution d’ivermectine dans plusieurs régions d’Amérique latine. Les médecins et chercheurs membres de ce groupe, qui totalisent collectivement plus de mille publications médicales, avaient également été les premiers à attirer l’attention sur l’intérêt des corticostéroïdes, bien avant que leur usage ne se répande (là aussi, ils n’avaient pas été écoutés).

Etude de cas au Pérou

Dans ce remarquable travail, Juan Chamie et ses collègues étudient l’impact des campagnes de distribution d’ivermectine au Pérou sur les courbes épidémiques. Le Pérou a l’avantage de disposer de bonnes sources de données publiques, et surtout les campagnes de distribution y ont eu lieu 1) de façon massive et coordonnée 2) dans des régions spécifiques 3) à des moments précis et distincts selon les régions, ce qui permet d’isoler l’effet de chaque campagne. C’est un travail exceptionnel qui prend en compte et contrôle les autres variables qui pourraient jouer un rôle et conclut à un impact favorable majeur de l’ivermectine. Désolant quand on sait que le Pérou, suite à un changement politique, a totalement tourné le dos à l’ivermectine.

Méta-analyse du Dr. Hill

Le Dr Andrew Hill (département de pharmacologie de l’université de Liverpool) est mandaté par l’OMS pour évaluer l’efficacité de l’ivermectine, uniquement comme traitement et pas comme prophylaxie. Son premier article, disponible en prépublication, conclut à un effet de baisse de la mortalité de 75% sur la base de 18 essais contrôlés randomisés (ECR) portant sur 2282 patients. Il appelle à ce que soient mis en place des essais à grande échelle pour permettre une recommandation par les instances nationales et internationales, l’évidence disponible étant encourageante, mais pas encore suffisante, une conclusion étonnante et désormais fortement sujette à caution.

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Fiche synthèse du site Réinfo-Covid

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Des médecins prônent son utilisation

Le Médecin Tess Lawrie

Le docteur Carvallo

Le docteur Maudrux

Chirurgien urologue, assistant à l’hôpital de Grenoble puis médecin libéral, le docteur Gérard Maudrux, 71 ans, est aujourd’hui à la retraite. Il a présidé la Caisse autonome de retraite des médecins pendant 18 ans. Il en est encore expert.

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Chirurgien urologue, assistant à l’hôpital de Grenoble puis médecin libéral, le docteur Gérard Maudrux, 71 ans, est aujourd’hui à la retraite. Il a présidé la Caisse autonome de retraite des médecins pendant 18 ans. Il en est encore expert.

 

Qu'est-ce que l'ivermectine?

"C’est un médicament utilisé à l’origine par les vétérinaires pour les parasites chez les animaux et certaines maladies virales. Il a été transposé à l’homme pour des maladies parasitaires comme la gale ou l’onchocercose (dite cécité des rivières), depuis une trentaine d’années. On en est à près de 4 milliards de prescriptions sur l’homme selon les données de l’OMS, soit 110-120 millions par an.

​Y a t-il des effets secondaires ?

On est à 4600 cas recensés versus 180 000 pour l’aspirine par exemple, selon les données de l’OMS. Soit un taux de 0,0001 pour cent. Autant dire qu’il n’y a aucun effet secondaire. Même en prise répétée.

S’agirait-il d’un traitement préventif ou curatif contre la Covid 19 ?

Les deux. En préventif, nous avons le cas de l’Argentine où une étude a été menée en 2020 sur 1200 soignants au contact du Covid. 800 ont reçu le traitement et 400 aucun. Résultat : après 2 mois et demi 0 contamination dans le premier groupe, 237 dans le second. Une douzaine d’études dans le monde aboutissement toutes à des résultats très significatifs, entre 85 et 100% de personnes traitées en préventif ne sont pas contaminés. Au Mexique, l’État du Chiappas a distribué il y a huit mois l’ivermectine à la population. Il a quatre fois moins de morts que dans les 29 autres Etats du pays. L’Inde a déjà vendu 120 millions de kits en pharmacie. Ils ont 12 décès pour 100 000 habitants quand la France est à 130.

En curatif, il existe une soixantaine d’études. 80% disent que l’ivermectine prescrit en phase précoce diminue les troubles en moitié moins de temps comparé à un groupe placebo. Et selon ces mêmes travaux la mortalité chute de 75%.

Ces études viennent de pays, l’Inde, l’Argentine, le Bangladesh, qui sont peu regardés en Occident.

Est-ce l’explication ?

D’abord, de nombreux experts, au Royaume-Uni ou aux États-Unis, défendent l’ivermectine. Mais il y a probablement un petit complexe de supériorité occidental. Ces pays travaillent pourtant mieux que nous en testant tout, dans toutes les conditions, alors qu’en France nous ne faisons quasiment plus de recherche.

Ces études ne sont pas jugées suffisamment solides par les revues de référence. Qu’en pensez-vous ?

On assiste à une dérive dans l’analyse des études scientifiques : on regarde la méthodologie mais on ne regarde pas le résultat. Quand vous avez 3532 personnels soignants traités en prophylaxie dans un hôpital indien et une chute de 85% du risque de contamination, c’est convaincant. Je veux bien qu’il y ait des biais et des défauts mais le résultat est là. Par ailleurs, il n’y a que trois études qui concluent à son inefficacité : ils se trouve qu’elles concernent un public jeune qui guérit tout seul. Ce n’est pas significatif car le traitement ne peut faire mieux qu’une maladie qui guérit seule.

Reacting Inserm, l’organisme qui coordonne les projets de recherche sur le Covid 19 en France n’a pas jugé utile de soutenir des études sur l’ivermectine. Que répondez-vous à leurs arguments ?

Il faut leur poser la question. L’Inserm s’est intéressé à une étude in vitro qu’elle a critiquée. Mais on n’en est plus là. Les exemples in vivo sont nombreux. On ne parle plus de boites de Petri mais de malades.

Quel serait le budget d’une étude plus approfondie sur l’ivermectine selon vous ?

Le coût est dérisoire comparé aux bénéfices éventuels. Nous ne sommes pas dans le cas d’un nouveau médicament qui réclamerait de longs examens cliniques. On connaît parfaitement cette molécule. Il suffirait de prendre 1000 ou 2000 personnes positives sur les 25 000 journaliers pour conduire une étude. Pourquoi s’en priver ? Notez que, de la même manière, la France a refusé de refaire les études de Didier Raoult sur l’hydrochloroquine et s’en est tenu à des publications étrangères. On aurait pu vérifier par nous-même.

Le laboratoire Merck, qui commercialise l’ivermectine, a lui-même publié un communiqué contestant sa pertinence pour traiter le Covid. Ne cédez-vous pas au complotisme ambiant ?

En réalité Merck ne consacre que deux lignes aux Covid dans son communiqué de 2 pages et ne cite aucune étude. Il se contente de rappeler les éventuels effets secondaires dont on a vu qu’ils étaient proches de zéro. Pourquoi Merck fait cela ? Je pense qu’il ne veut pas se retrouver dans la situation d’avoir à produire en grande quantité un médicament tombé dans le domaine public et qui ne lui rapporte plus rien. Dans les années 80, il avait ainsi été obligé de produire gratuitement des dizaines de millions de doses pour lutter contre l’onchocercose. Par ailleurs, Merck collabore avec Johnson & Johnson sur leur vaccin et développe 2 médicaments anti-Covid. Vendre un produit à 1000 euros la dose plutôt qu’à 10 euros, c’est quand même plus intéressant. En France, seulement 5% de l’ivermectine prescrite vient de Merck, le reste ce sont des génériques.

Les laboratoires feraient la pluie et le beau temps ?

J’ai toujours rejeté cette idée qui a, effectivement, un relent complotiste. Je commence à changer d’avis au regard des milliards en jeu. Faute d’avoir une recherche publique solide, on s’en remet aux laboratoires. Et ce n’est pas un problème que français.

Vous avez été convoqué par l’Ordre des médecins en février. Que vous reproche-t-on ?

Je ne le sais pas précisément. Il semble que ce soit pour l’ensemble des articles publiés sur mon blog. Ils m’ont demandé de m’expliquer mais ne m’ont pas dit ce qui ne leur plaisait pas. Tout ce que j’écris est vérifié et a été écrit ailleurs, je n’invente rien, je ne prescris pas, je ne fais pas de recommandations. Je pose simplement des questions. Tout cela relève de l’intimidation, mais je suis serein.

Un médecin peut-il prescrire l’ivermectine sans risque d’être poursuivi ?

La réponse est oui. Un médecin peut prescrire un médicament hors de son champ initial d’autorisation de mise sur le marché (AMM) quand il n’y a aucune alternative, qu’il ne fait pas prendre de risques aux patients, et qu’il justifie d’une présomption d’efficacité. Le patient doit être informé des avantages et des risques et que la prescription est « hors AMM ». Si on respecte tout cela, on a le droit de le prescrire. L’ANSM vient de le rappeler récemment dans le cadre d’une procédure en référé devant le Conseil d’État que j’ai engagée avec le Syndicat des médecins d’Aix et Region (Smaer). Nous demandons que l’ANSM émette une Recommandation temporaire d’utilisation (RTU) de l’ivermectine. Cette demande est en cours d’examen à l’agence. On attend une réponse en principe fin mars.

La liberté de prescription des médecins n’est donc pas remise en cause par l’Etat ?

Il s’en garde bien. Dans le cas de l’hydroxychloroquine, deux décrets ont été passés en avril 2020 qui interdisent aux pharmaciens de le délivrer, mais pas aux médecins de le prescrire. Le résultat est le même. De son côté, l’Ordre des médecins ne respecte pas la loi et convoque les médecins en conseil de discipline. Cette pression, hélas, marche et les tétanise.

Votre blog était hébergé par le Quotidien du médecin qui a décidé de le fermer.

C’est le blog le plus lu, avec certains articles qui atteignent les 100 000 vues. Et à ce jour, j’ai reçu 16 000 commentaires, de médecins, biologistes, pharmaciens, ingénieurs, qui m’alimentent en informations, en articles étrangers. Il va migrer sur un autre site et d’ailleurs le Quotidien m’assiste pour transférer les articles que j’ai publiés.

Ne vous êtes-vous pas enfermé dans une sorte de critique obsessionnelle ?

Je ne suis pas anti-vaccin, toute ma famille est à jour de vaccins, et je le fais pour moi chaque année pour la grippe, et j’attends avec impatience l’arrivée des vaccins classiques dont on connaît les effets à long terme. Je ne suis pas anti-masques, ni anti-confinement, mais je critique le fait qu’on n’ait rien fait pour l’éviter, car on pouvait l’éviter. Il devient interdit d’exprimer un discours autre que celui de l’autorité, même si elle se trompe, et même si nos propos sont argumentés, sérieux, scientifiques, basés sur des faits indiscutables.

Si on avait donné sa chance à l’ivermectine, on n’aurait pas eu de seconde vague et on aurait économisé des milliards. Je peux me tromper, mais j’en suis persuadé. Et il n’est pas trop tard pour le prescrire. J’ajouterai que l’ivermectine ne fait pas concurrence au vaccin, l’un est curatif, l’autre est préventif. Ils se complètent mais ne s’opposent pas comme le croit le gouvernement.

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Le Dr. Pierre Dudouet

Docteur Pascal Sacré

Docteur Pierre Kory

Professeur Paul Marik

Professeur Paul Marik, qui a développé plusieurs protocoles et un des plus grands experts au monde en matière de prophylaxie et traitement de la maladie.

Après une introduction sur son parcours depuis 30 ans, il nous livre son point de vue sur la pandémie et sa gestion calamiteuse, les traitements précoces. Il nous parle aussi de la publication qu’ils ont fait avec de nombreux médecins dont le Dr Pierre Kory à propos de l’ivermectine. Il nous explique la censure dont ils sont victimes par la revue Frontier qui après revue par les pairs a décidé pour des raisons inconnues de ne pas publier cette étude.

Un médicament qui coûte 2 cents n’est pas approuvé alors qu’il n’a aucun effet secondaire, et a montré son efficacité sur la diminution de la charge virale alors que le remdesivir à 3000 dollars l’est.  C’est à n’y rien comprendre.

Professeur Didier Raoult

Didier Raoult dénonce le scandale de l'Ivermectine

Dr David Schesler

“En fin de parcours, j’avais perdu 2 patients, il en avait perdu 17!”
Le Dr David Schesler a très rapidement utilisé l’ivermectine sur des résidents d’EHPAD menacés par la COVID.

Il raconte son expérience.

Dr Thomas Borody

Dans cet extrait d’un entretien conduit par covexit.com datant de septembre 2020, le Dr Thomas Borody expose les raisons pour lesquelles il pense que l’ivermectine est un traitement extrêmement prometteur pour la COVID-19 et donne quelques exemples de son efficacité clinique, qui commençait alors tout juste à être sérieusement étudiée et démontrée.

“C’est difficile de croire à quel point il est facile de traiter le coronavirus!”

“C’est une thérapie si unique que je n’ai jamais rien rencontré de tel!”

Dr Been

Dr Been, qui anime une chaîne youtube qui a passé en revue depuis le printemps pratiquement toutes les publications essentielles sur le traitement de la COVID-19, a réussi l’exploit de vulgariser efficacement et de condenser en 6 petites minutes une description précise des mécanismes d’action supposés de l’ivermectine sur le sars-cov-2. 

Juan Chamie

Fin février 2021, présentation de l’analyste de données Juan Chamie sur le Pérou, Mexico et Manaus. La vidéo donne aussi de l’espoir sur la résilience de l’ivermectine face aux nouveaux variants.

David Scheim

Co-auteur avec David Chamie et Jennifer Hibberd d’un article en prépublication sur les résultats spectaculaires des programmes de distribution d’ivermectine au Pérou, David Scheim, un chercheur médical indépendant, présente les conclusions auxquelles ils sont arrivés sur la base de données épidémiologiques: une réduction de 75% de la mortalité, soit exactement le même chiffre que celui qui est suggéré par les données cliniques.

Dr Andrew Hill

Dans la vidéo longue et détaillée de gauche, le Dr Andrew Hill, mandaté par l’OMS, présente début janvier les résultats  de sa méta-analyse évaluant l’efficacité de l’ivermectine comme traitement précoce et tardif de la COVID-19 (40 minutes).

 

Ses conclusions rejoignent celles du Dr Pierre Kory et de la Dresse Tess Lawrie.

 

Sa meta-analyse est disponible en prépublication.

le Docteur Anil Chaurasia, médecin dans la région du Uttar Pradesh qui a soigné plus de 1500 cas covid, pour un panorama de la situation en Inde.

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Quels pays utilisent l'ivermectine ?

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Le prix de l'ivermectine

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Des actions pour qu'il soit utilisé

Me Jean-Charles Teissedre