Non, les enfants ne sont pas dangereux
Prêt pour l'école

Aujourd'hui, de nombreuses études démontrent que les enfants sont beaucoup moins contagieux que les adultes.

Ils sont très peu porteurs, très peu transmetteurs, et quand ils sont contaminés c'est presque toujours des adultes de la famille qui les ont contaminés.

Le risque de la maladie chez l'enfant est "extrêmement faible, on peut dire mille fois inférieur à celui chez l'adulte".

Petit panorama des ces études

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Analyse Générale

La crainte est que les enfants soient d'importants vecteurs "silencieux", donc qu'ils transmettent plus facilement la maladie que les adultes, y compris en l'absence de symptômes.

 

En réalité, une étude menée par des pédiatres en Ile de France, a montré que les enfants sont peu contaminants.

Une autre étude de l'Institut Pasteur dont les résultats sont publiés ce 23 juin va dans le même sens.

 

 

Depuis le début de l'épidémie, les enfants sont très peu touchés par le virus et les formes observées sont très majoritairement bénignes. Les décès ne surviennent que dans moins de 1% des cas, confirme en effet une étude européenne publiée dans la revue spécialisée The Lancet Child & Adolescent Health. Sur les 582 patients étudiés, positifs au test virologique (RT-PCR), seuls quatre sont décédés, tous âgés de plus de 10 ans, dont deux souffraient de problèmes médicaux pré-existants.

1- Les enfants sont peu contaminants, une "certitude"

Au début de l'épidémie, il semblait acquis que le Covid-19 était majoritairement porté et transmis par les enfants, même s’ils n’étaient pas malades ou symptomatiques. C'était d'ailleurs ce qui avait motivé la fermeture des écoles. Aujourd'hui, avec davantage de recul, on s’aperçoit que les enfants sont moins "porteurs" que les adultes.

Selon une étude menée par l'Institut Pasteur dans les écoles primaires de Crépy-en-Valois (Oise), là où le coronavirus a massivement circulé au début de l'épidémie, la transmission est peu élevée entre les jeunes enfants. Sur les 510 élèves de six écoles primaires inclus dans l'étude, il y a eu trois cas probables d’infection par le SARS-CoV-2 dans trois écoles différentes avant la fermeture des écoles pour les vacances scolaires de février, puis pour le confinement à Crépy-en-Valois. Ces cas n’ont pas donné lieu à des cas secondaires, que ce soit parmi les autres écoliers ou parmi les personnels enseignants, rapporte l'étude. En outre, la proportion d’infection est très élevée (61%) chez les parents d’enfants infectés, alors qu’elle n’est que de 6.9% chez les parents d’enfants non infectés. "Ceci permet de penser que les parents ont été la source de l’infection de leurs enfants dans de nombreux cas", résume l'Institut Pasteur.

"Dans l'ensemble, les résultats de cette étude sont comparables à ceux d’autres études réalisées à l’étranger, qui laissent entendre que les enfants de 6 à 11 ans s’infectent plutôt en milieu familial qu’à l’école. La principale information nouvelle apportée par cette étude est que les enfants infectés n’ont transmis le virus ni aux autres enfants, ni aux enseignants et ni aux autres personnels des établissements scolaires.", commente Arnaud Fontanet, premier auteur de l’étude, responsable de l’unité Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur.

Ces résultats rassurants confirment ainsi une autre étude menée par le professeur Robert Cohen, pédiatre à Créteil (Val-de-Marne) et vice-président de la Société française de pédiatrie. Selon cette étude, les enfants (jusqu’à l’âge de 15 ans) sont très peu contagieux. Dans un entretien au Parisien, ce 4 juin, le pédiatre l'affirme : on sait avec "certitude" que les enfants ne sont pas des "super-contaminateurs", bien au contraire. "On sait désormais qu’ils sont de tout petits contaminateurs. Au début de la crise, on a cru -comme pour d’autres virus respiratoires- qu’ils jouaient un rôle important dans la propagation de l’épidémie. Ce n’est pas le cas."

La Société française de pédiatrie s'appuie sur une étude qu'elle a mené (du 14 avril au 12 mai) auprès de 600 enfants entre 3 mois et 18 ans, en région parisienne. Tous ont été testé par PCR et par test sanguin au bout du doigt (test sérologique). Résultat les tests sérologiques montrent que 10 % des enfants d’Ile-de-France, la région la plus touchée, ont été infectés par le coronavirus. De plus, 1,8 % avait un test PCR positif lorsqu’on les a dépistés pendant le confinement. Mais, souligne le Dr Cohen, "on a été réellement surpris de voir que seuls 0,6 % étaient contagieux."

Autre argument avancé par le pédiatre : moins d'un cluster sur dix a comme point de départ un enfant.

Enfin, une étude menée aux Contamines-Montjoie et publiée dans la revue Clinical infectious diseases arrivait elle aussi à cette conclusion. Elle avait étudié le cas de l'enfant de 9 ans, qui bien qu'infecté au Covid-19 avait continué à fréquenter trois écoles et un ski-club avant que l'alerte sanitaire ne soit donnée. L'étude avait conclu qu'aucune des 172 personnes avec lesquelles l'enfant avait été en contact n'avait été infectée par le virus, pas même les deux autres enfants de sa fratrie. Ce qui laisse penser que "les enfants pourraient ne pas être une source importante de transmission de ce nouveau virus" et suggère "une dynamique de transmission différente chez les enfant.

2- Les enfants tombent moins malades et, quand ils le sont, ce sont des formes bénignes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une chose semble également acquise : si danger il y a, il ne concerne pas en premier lieu les écoliers. Les études vont toutes dans le même sens : le Covid-19 touche peu les enfants.

Selon une étude européenne, les décès liés au Covid-19 chez les enfants sont extrêmement rares et surviennent dans moins de 1% des cas. Des experts de Grande-Bretagne, Autriche et Espagne ont constaté que, chez les enfants, la maladie restait principalement bénigne. Les résultats de l’étude ont été publiés dans The Lancet Child & Adolescent Health fin juin 2020.

Selon une analyse détaillée des hospitalisations et des décès dus au COVID-19 en France, publiée le 21 avril par l'Institut Pasteur, alors que 8,3% des personnes de plus de 80 ans touchées par le virus sont décédées, ce chiffre tombe à 0.001% chez les moins de 20 ans.

Selon une étude chinoise, publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) fin février 2020, parmi les plus de 70 000 cas de coronavirus recensés en Chine, on ne compte "que" 2 % d'enfants et d'adolescents âgés de moins de 19 ans. Les chercheurs ajoutent qu'aucun décès d'enfant de moins de 9 ans n'est survenu. Selon cette vaste étude, les cas sévères sont observés essentiellement chez les personnes âgées et avec des comorbidités.

Au 23 mars, sur les près de 58 000 cas Italiens seulement 597 étaient des enfants et adolescents de moins de 18 ans (1%), le taux d'hospitalisation des enfants était de 11% (17,5% chez les moins de 1 an et 7% chez les plus de 7 ans). Aucun enfant n'a eu recours aux soins intensifs (données de l'Istituto Superiore di Sanità).

Les données Françaises confirment la bénignité de l'infection chez les enfants (les cas graves et les décès sont extrêmement rares). Les enfants de moins de 15 ans représentent moins de 1% des admissions en réanimation en France. Un décès est survenu chez une adolescente de 16 ans (données santé publique France). Un autre cas (10 ans) a été annoncé le 9 avril, mais Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, a précisé qu’il avait des "comorbidités importantes".

3- Chez l'enfant, comme chez l'adulte, des symptômes peu spécifiques

L'étude de l'Institut Pasteur menée à Crépy-en-Valois confirme également que le plus souvent les jeunes enfants, lorsqu'ils sont infectés par ce nouveau coronavirus, ne développent pas de symptômes de la maladie ou présentent des symptômes mineurs qui peuvent ne pas conduire à évoquer le diagnostic.

 

Les signes très caractéristiques que sont la perte du goût et la perte de l'odorat, n'ont jamais été observés chez les enfants de moins de 15 ans dans cette étude, alors qu'ils ont été rapportés par la moitié des adultes", ajoute Bruno Hoen, dernier auteur de l’étude et directeur de la recherche médicale à l’Institut Pasteur.

Dans une étude publiée le 14 février 2020 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), les chercheurs analysent le tableau clinique des 9 enfants de moins de 1 an atteints par Covid-19 en Chine entre le 8 décembre et le 2 février.

Résultat ? "Les scientifiques évoquent une infection virale "paucisymptomatique" - c'est-à-dire avec des symptômes très peu marqués.

La Société française de pédiatrie note que "les signes cliniques chez l’adulte et chez l’enfant sont non spécifiques". En clair, on peut observer un symptôme ou l'autre, plusieurs en même temps, ou aucun. De plus, "presque tous les cas d'enfants rapportés sont des cas secondaires, dans le cadre d’une contamination familiale, la maladie des adultes précédant celles des enfants."

enfants jouant

L'étude française

L'avis de la société française de pédiatrie

L'étude française d'une équipe de pédiatres confirme que les enfants sont peu porteurs du coronavirus et peu contagieux. Quand ils l'attrapent, c'est le plus souvent par un adulte contaminé.

"Une maladie d'adultes". Pour Robert Cohen, pédiatre et infectiologue à l'hôpital de Créteil (Val-de-Marne), coronavirus et enfance n'ont que peu d'atomes crochus. Le spécialiste a livré ce mardi les premiers résultats d'une étude menée par des pédiatres pour mesurer la place des enfants dans la diffusion de l'épidémie de coronavirus.

Selon lui, le risque de la maladie chez l'enfant est "extrêmement faible, on peut dire mille fois inférieur à celui chez l'adulte".

Les enfants sont peu porteurs, peu transmetteurs, et quand ils sont contaminés c'est presque toujours des adultes de la famille qui les ont contaminés", explique-t-il. Ces résultats "confirment complètement l'ensemble de la littérature" scientifique sur le sujet.

Le pédiatre ajoute que même entre eux, les enfants sont très peu contagieux. Quant à la contagion de l'enfant à l'adulte, "ce n'est pas dans ce sens là que se produit le plus souvent la transmission. Cela ne veut pas dire qu'elle ne peut jamais se transmettre dans ce sens là, mais ce n'est pas le mode de contagion".

"Si l'épidémie repart ce n'est pas par les écoles mais par les adultes"

Car si ses travaux confirment bien que les enfants sont peu porteurs et peu transmetteurs, "on répète toujours que le risque zéro n'existe pas, mais il est extrêmement faible et est renforcé par les mesures d'hygiène prises dans les écoles", déclare Robert Cohen.

En ce sens "les enfants à l'extérieur de l'école sont probablement plus en danger qu'à l'intérieur de l'école", souligne le pédiatre, disant partager l'analyse du ministre de l'Education nationale qui avait fait une déclaration similaire.

Pour lui les images des rassemblements parisiens au Canal Saint Martin ou encore à Montmartre sont bien plus inquiétantes que le retour des enfants à l'école : 

"Si l'épidémie repart ce n'est pas par les écoles qu'elle va repartir, c'est par les adultes".

En proportion, les enfants restent moins infectés que les adultes, même avec les variants.

L’effet âge reste majeur avec une proportion d’enfants infectés d’autant plus faible que l’enfant est jeune. Les tests salivaires pratiqués dans les écoles confirment que les enfants, et plus généralement toutes les personnes fréquentant l’école, ne sont pas les transmetteurs asymptomatiques de cette 3ème vague : le récent bulletin de l’Education Nationale identifie 0,49% de tests positifs parmi les 200 404 tests réalisés du 15 au 22 mars. La COVID-19 chez l’enfant reste bénigne, les formes nécessitant une hospitalisation sont exceptionnelles, même depuis la circulation du nouveau variant : les enfants de 0 à 14 ans représentent 0,3% des hospitalisations en semaine 11 (données Santé Publique France).

Si des transmissions intra-scolaires sont possibles, elles ne constituent qu’une infime minorité des contaminations, et ne sont donc pas le levier principal pour bloquer la chaine de transmission. Le pic de contamination qui a suivi la reprise de l’école en janvier 2021 est là pour en attester : toutes les écoles de France étaient fermées depuis 15 jours et le nombre des infections a pourtant augmenté très fortement.

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L'analyse de l'Institut Pasteur

Covid-19 dans les écoles primaires :

pas de transmission importante du virus entre enfants ou vers les enseignants

Fin avril 2020, 1 340 personnes reliées aux écoles primaires de Crépy-en-Valois (Oise) ont fait l'objet d'une investigation épidémiologique menée par les chercheurs de l’Institut Pasteur avec le soutien de l'Agence régionale de la santé des Hauts-de-France et de l'Académie d'Amiens. Grâce au concours de la population de Crépy-en-Valois, et suite à l’utilisation de tests sérologiques développés par l’Institut Pasteur, cette étude révèle que la proportion d’élèves des écoles primaires infectés par le nouveau coronavirus était de 8.8%. Il apparait sur quelques cas d’infection détectés chez les écoliers avant la fermeture des écoles que les enfants n’ont transmis l’infection ni aux élèves, ni aux enseignants et ni aux autres personnels des établissements scolaires. Ces résultats font l'objet d'une prépublication sur MedRxiv.

  • Le virus a circulé dans cette communauté à partir de la fin janvier 2020, et le nombre de cas a augmenté progressivement jusqu’à début mars, avant de se stabiliser pour ne baisser que vers la fin mars.

  • Sur les 1 340 personnes incluses dans l’étude, 139 personnes ont été infectées par le virus, ce qui représente 10.4% de la population étudiée.

  • 510 élèves ont été inclus dans cette étude, répartis sur six écoles primaires. Il y a eu trois cas probables d’infection par le SARS-CoV-2 dans trois écoles différentes avant la fermeture des écoles pour les vacances scolaires de février, puis pour le confinement à Crépy-en-Valois. Ces cas n’ont pas donné lieu à des cas secondaires, que ce soit parmi les autres écoliers ou parmi les personnels enseignants.

  • Les enseignants ont été peu touchés, puisqu’il n’y a eu que 3/42 (7.1%) enseignants infectés au total, ce qui est semblable au chiffre retrouvé parmi les parents d’enfants non infectés dans cette étude (6.9%). Pour les personnels non enseignants, la proportion d’infection a été de 1/28 (3.6%).

  • La proportion d’infection est très élevée (61.0%) chez les parents d’enfants infectés, alors qu’elle n’est que de 6.9% chez les parents d’enfants non infectés. Ceci permet de penser que les parents ont été la source de l’infection de leurs enfants dans de nombreux cas.

  • Il n’y a eu que deux sujets hospitalisés (1.4%) pour COVID 19 sur les 139 cas d’infection par le SARS-CoV-2 recensés, ce qui est attendu pour une population relativement jeune. Ces deux hospitalisations concernaient des parents. Il n’y a pas eu de décès.

  • Les enfants ont fait des formes mineures de la maladie, avec des manifestations cliniques peu évocatrices. Seule la diarrhée, présente chez 10 des 58 enfants infectés, et la fatigue, présente chez 15 d’entre eux, étaient associées avec la maladie.

  • Chez les adultes, 90.7% de ceux qui ont perdu l’odorat, et 75% de ceux qui ont perdu le goût pendant la période d’étude, étaient infectés par le SARS-CoV-2, confirmant la valeur prédictive positive très forte de ces signes.

  • La proportion de formes asymptomatiques parmi les personnes infectées a été estimée à 8/81 (9.9%) chez les adultes, et à 24/58 (41.4%) chez les enfants. 

 

Cette étude menée par l’Institut Pasteur a retrouvé trois cas probables d’infection par le SARS-CoV-2 dans trois écoles primaires de Crépy-en-Valois avant la fermeture des écoles pour les vacances scolaires de février, puis pour le confinement à Crépy-en-Valois. Il n’y a cependant pas eu de transmission secondaire du virus vers d’autres enfants à l’école, ou des enfants vers les enseignants. Les enfants ont pour la plupart été infectés par leur entourage familial, vraisemblablement par leurs parents. Ces résultats sont rassurants dans le contexte de la réouverture des écoles primaires, mais doivent être confirmés par d’autres études en milieu scolaire. Une étude précédente, menée par les mêmes auteurs, réalisée dans le lycée de Crépy-en-Valois, avait montré que les lycéens, adolescents, avaient été beaucoup plus nombreux à être infectés lors de l’épidémie de février, et que les enseignants et autres personnels des établissements scolaires avaient également été touchés par l’épidémie.

« Dans l'ensemble, les résultats de cette étude sont comparables à ceux d’autres études réalisées à l’étranger. La principale information nouvelle apportée par cette étude est que les enfants infectés n’ont transmis le virus ni aux autres enfants, ni aux enseignants et ni aux autres personnels des établissements scolaires. Il faut cependant confirmer ces résultats sur d’autres études vu le faible nombre d’introductions du virus dans les écoles qui ont pu être étudiées » commente Arnaud Fontanet, premier auteur de l’étude, responsable de l’unité Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur et professeur au Cnam.

« Cette étude confirme également que le plus souvent les jeunes enfants, lorsqu'ils sont infectés par ce nouveau coronavirus, ne développent pas de symptômes de la maladie ou présentent des symptômes mineurs qui peuvent ne pas conduire à évoquer le diagnostic. Les signes très caractéristiques que sont la perte du goût et la perte de l'odorat, n'ont jamais été observés chez les enfants de moins de 15 ans alors qu'ils ont été rapportés par la moitié des adultes » ajoute Bruno Hoen, dernier auteur de l’étude et directeur de la recherche médicale à l’Institut Pasteur.

Ces travaux ont été entièrement financés par l’Institut Pasteur et menés en collaboration avec les autorités de santé françaises.

Une étude canadienne

Selon le chercheur principal, le Dr Jared Bullard, professeur associé de l’Université du Manitoba spécialisé en pédiatrie et maladies infectieuses, ces découvertes laissent croire que les enseignants et éducateurs en garderie seraient moins à risque d’être infectés.

L’étude publiée vendredi dans le Journal de l’Association médicale canadienne porte sur 175 enfants et 130 adultes du Manitoba infectés par le virus du SRAS CoV-2 dans le but de déterminer s’il y avait une différence dans la contagiosité des deux groupes.

Des cultures cellulaires ont été obtenues par les chercheurs à partir d’échantillons pris par écouvillon dans le nez et la gorge d’enfants et d’adultes ayant reçu un diagnostic positif, ainsi que de leur entourage, entre mars et décembre 2020.

De l’ensemble des échantillons, 97 provenaient d’enfants de 10 ans ou moins, 78 provenaient d’enfants de 11 à 17 ans et 130 provenaient d’adultes.

Les résultats ont démontré que les échantillons pris chez des enfants étaient moins susceptibles de se développer en culture et qu’ils contenaient une plus faible charge virale. Ce qui laisse croire qu’ils ne seraient pas les principaux vecteurs de transmission du virus.

Pour le Dr Bullard, ces résultats pourraient avoir d’importantes implications dans les décisions des autorités publiques. Au moment où plusieurs gouvernements jonglent avec l’ouverture ou la fermeture des écoles et des garderies, ces nouvelles connaissances sont essentielles, croit-il.

Les échantillons inclus dans cette étude ont été analysés par 14 chercheurs aux expertises diverses de l’Université du Manitoba, du Laboratoire Cadham, du ministère de la Santé et des Soins des aînés du Manitoba ainsi que du laboratoire de microbiologie de l’Agence de santé publique du Canada.

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Quelques études mondiales

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Un rapport du gouvernement britannique a révélé que lorsque les écoles ont rouvert en Angleterre et au Pays de Galles pendant l’été, les taux d’infection parmi les élèves n’ont pas augmenté par rapport au taux de la population existante.

Les données de surveillance nationale au Royaume-Uni ont montré que le personnel scolaire est moins exposé au risque d’infection en milieu scolaire que la population adulte en général.

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Une autre étude, portant sur 57.000 personnes s’occupant d’enfants dans des crèches aux États-Unis, a également montré qu’il n’y avait pas de risque accru d’infection pour les personnes s’occupant d’enfants.

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Une étude menée en Corée du Sud a montré aussi qu’il n’y avait pas eu d’augmentation des cas de Covid-19 dans les deux mois ayant suivi la reprise des cours en mai.

L'avis de l'OMS

L’OMS note que « les écoles n’ont pas été identifiées comme des lieux de super propagation, sauf dans quelques exemples où les mesures d’atténuation n’ont pas été bien appliquées ».

L’OMS est donc arrivée à la conclusion qu’il existe « peu de preuves suggérant que le personnel scolaire est plus exposé au risque d’infection lorsqu’il est à l’école que la population adulte en général ».  

D’une manière générale, la transmission communautaire se reflète dans le milieu scolaire. Ainsi lorsque la transmission communautaire est faible et que des mesures d’atténuation appropriées sont appliquées, il est peu probable que les enfants et les écoles soient les principaux responsables de la transmission de Covid-19. À l’inverse, lorsque la transmission communautaire est répandue ou lorsque le nombre de nouveaux cas augmente, comme nous l’avons vu en particulier au cours des trois derniers mois.

Pour l’agence onusienne, les preuves de la fermeture des écoles pour réduire la transmission communautaire sont « mitigées ».

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L'étude VIGIL

L'école joue un rôle mineur dans la transmission du virus selon les résultats préliminaires de l'étude VIGIL menée par des pédiatres sur 4 000 enfants depuis le mois de juin.

Il s'agit là d'un large panel d'enfants jusqu'à 12 ans, tous sont suivis au sein de cabinets médicaux ou à l'hôpital. L'étude VIGIL s'est intéressée à eux à trois reprises : depuis le mois de juin dernier lorsque les variants du Covid-19 ne circulaient pas encore en France, puis lorsqu'ils progressaient enfin depuis qu'ils sont dominants. 

Analyses de médecins

Éclairage du Pr Yves Gillet, chef de service adjoint du service d’urgences et réanimation pédiatriques à l'hôpital Femme Mère Enfant

Dans le cadre des colloques du mardi de médecine des HUG, le 29 septembre 2020: Covid-19, SARS-CoV-2 : la contagiosité des enfants, par le Dr Arnaud L'Huillier de l'Unité d’infectiologie pédiatrique des HUG.

Éclairage du Dr Joël NGUYEN - Coordonnateur médical en pédiatrie des hôpitaux de Grasse et Cannes.

Éclairage du Professeur Didier Raoult

Pour le pédiatre infectiologue Robert Cohen, si on observe une augmentation des cas de Covid-19 dans les écoles, c’est parce que les enfants sont plus testés et parce que le virus circule tout simplement plus. Il explique que les enfants sont moins contagieux car ils ont moins de récepteurs au virus au niveau des muqueuses nasales. « Ils ont aussi une immunité entraînée car ils sont souvent infectés par d’autres virus ». Les enfants ont aussi « plus d’infections récentes à d’autres coronavirus ». Résultat, les enfants se contaminent beaucoup moins entre eux. « L’école n’est pas un lieu d’accélération de l’épidémie », tranche le pédiatre infectiologie Robert Cohen.

Et dans la presse...

Question RTL : Au début de l'épidémie de coronavirus, les enfants étaient considérés comme très contagieux. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Question Europe 1 : le docteur Jimmy Mohamed donne son avis

France Inter, même analyse

Dans le cadre des colloques du mardi de médecine des HUG, le 29 septembre 2020: Covid-19, SARS-CoV-2 : la contagiosité des enfants, par le Dr Arnaud L'Huillier de l'Unité d’infectiologie pédiatrique des HUG.

Même le ministère de l'éducation le dit...

Voici le début du courrier adressé aux professeurs le vendredi 23 avril 2021, dans le cadre de la reprise des cours du lundi 26 avril

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Il est donc bien précisé que "de nouvelles études scientifiques ont confirmé une moindre contagiosité des enfants et un risque faible qu'il développent de formes graves"...

Mais donc... continuons à imposer le masque, mettons en place les distanciations entre classes, niveaux, mettons en place des tests salivaires....

Tout est dit...

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