Nous sommes tous soupçonnés
 Enfants avec des masques

Qu'est-ce qu'être asymptomatique ?

Éternuements

Le mot symptôme vient du grec sumptoma (συμπίπτω), qui signifie « rencontrer, se produire, coïncider ».

Un symptôme est un trouble observable par un patient, un signe fonctionnel qui est la manifestation d'une maladie et de son évolution.

 

exemples : avoir de la fièvre, tousser...

Une pathologie est définie comme asymptomatique lorsqu'elle ne provoque pas les symptômes qui lui sont associés. Si l'on considère l'exemple de la Covid-19, le patient asymptomatique est bel et bien infecté par le coronavirus SARS-CoV-2, mais il ne souffre pas des symptômes de la maladie (fièvre, problème respiratoire, anosmie...).

Il existe donc différents types de malades asymptomatiques, lié au moment de la transmission de leurs maladies :

Transmetteurs incubatoires

Ce sont les malades qui portent un germe en eux, et le transmettent, avant qu’ils ne soient eux-mêmes touchés par les symptômes. C’est le cas dans la maladie de la Covid 19, où on peut être contagieux avant de présenter les troubles.

Transmetteurs convalescents

Cette fois, la contagion s’opère après la maladie. En effet, peu de temps après avoir été malade, la bactérie ou le virus peut encore se trouver dans notre corps, et donc se transmettre aux autres.

Transmetteurs asymptomatiques

C’est la version la plus « pure » des asymptomatiques, liée au terme de « porteur sain ». Cette fois, le patient contagieux ne présentera jamais de symptômes.

Nous sommes tous devenus

des contagieux asymptomatiques par défaut

On nous explique que, du fait de l'existence des asymptomatiques, on peut tous être un malade qui s'ignore. Nous pouvons donc tous être porteurs de la COVID-19 sans montrer de symptômes. Nous pouvons tous infecter quelqu’un sans même nous en rendre compte.

La solution qui a été mise en place : le masque.

 

On nous vante les mérites du masque qui agirait comme une barrière physique pour empêcher nos gouttelettes d’atteindre les individus à côté de nous. En d’autres mots, vous gardez vos germes, et vos virus, pour vous-mêmes.

Le masque protègerait ainsi les autres en limitant la propagation du virus si nous sommes atteints sans le savoir.

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Une majorité bien portante condamnée pour soupçon d’infection

Avant le 16 mars 2020, soit plusieurs milliers d’années de médecine préventive ou curative, quiconque ressentait les premiers symptômes d’une infection virale (fatigue générale, nez qui coule, fièvre) commençait, pour les uns, par prendre des granules ou un comprimé, pour les autres, une tisane de thym au miel ou un grog. Dans la foulée, il était d’usage de contacter son médecin traitant pour prendre rendez-vous. Le médecin procédait alors à un examen clinique, diagnostiquait et rédigeait une ordonnance pour traiter la maladie, en recommandant du repos. Si un test était effectué, c’était pour déterminer la nature du germe impliqué (grippe ou autre).

La notion de contagiosité était une sorte de bien commun et d’évidence pour tous. Chacun avait bien à l’esprit qu’il était conseillé, et même altruiste, de se tenir un peu à l’écart le temps de se moucher ou de tousser, ainsi que de ne pas embrasser les siens ou son entourage pour saluer, le temps des symptômes. Selon l’intensité de la maladie ou de sa capacité à la traverser, il apparaissait évident, pour chacun de nous, de poursuivre ses activités, ou bien de rester chez soi, afin de se soigner et de se reposer. On laissait ainsi au système immunitaire le soin de combattre la maladie.

 

Avec la crise du coronavirus, le rapport à la santé, à la maladie et à l’autre ont littéralement changé de paradigme à l’échelle mondiale ou quasiment. Nous sommes tous devenus, du jour au lendemain, potentiellement porteurs d’un dangereux virus, des contagieux asymptomatiques par défaut, que l’on soit en bonne santé ou pas.

Dans cette nouvelle configuration, parce que les virus continuent de circuler et circuleront toujours, un certain nombre de mesures gouvernementales ont été prises. Il a été notamment décrété un état d’urgence, des confinements et couvre-feux successifs, la fermeture de lieux qui rassemblent, ainsi que l’obligation de porter un masque facial dès l’âge de 6 ans, en plein air, à l’école ou sur son lieu de travail et jusque chez soi [1, 2].

 

Le moindre doute, quant à son état de santé ou celui d’un proche, et tout projet à court terme (visite à la famille, réunion, voyage) sont devenus soumis à la pratique conditionnelle d’un test PCR pour tout individu, qu’il présente des symptômes ou pas [3]. Alors que pour la justice, il n’est nul besoin de prouver son innocence [4], dans le « monde COVID », nous devons aujourd’hui faire la preuve de notre non-contagiosité. Il s’agit pourtant de tests dont on connaît aujourd’hui la variabilité des cycles d’amplification. Ils sont, en effet, le plus souvent poussés si loin, qu’il est possible de retrouver les fragments inoffensifs de virus provenant d’une infection ancienne, guérie et la plupart du temps oubliée [5]. La population est ainsi massivement testée, malade ou pas, donnant lieu à un certain nombre de cas positifs, et non plus de malades.

Ces tests, dévoyés de leur utilité première, soumis à des individus sans le moindre symptôme d’infection virale, sont de toute évidence le fondement et la justification d’une logique qui n’en est pas une. Dès lors que seront testées des personnes malades, présentant des symptômes, avec un test dont le seuil de positivité est motivé scientifiquement par des critères de spécificité et de sensibilité, les chiffres retrouveront la raison et la population, sa liberté.

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Julie Loré,
anthropologue
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Donc, on nous oblige à porter le masque, partout...

Safety Mask
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Le masque, instrument d'une politique restrictive...

L’hypothèse de la transmission par des cas asymptomatiques a été instrumentalisée pour justifier et fabriquer un consentement pour des mesures de confinements extrêmes, portant sur des populations entières, y compris des décrets autoritaires de restriction des libertés.

 

Si seuls les malades symptomatiques sont contagieux, comme le prouve cette très large étude portant sur dix millions de chinois, il n’existe aucune raison de confiner la population saine. Il suffit d’isoler vraiment les malades.

Ce mensonge dominant sur la contagiosité des cas asymptomatiques est également avancé pour justifier l'obligation de port de masques à l’extérieur et les campagnes massives de dépistage par des tests dont la positivité chez un asymptomatique ne signifie en rien qu’il soit réellement contaminé ni contagieux.

Cela confirme que les mesures prétendument sanitaires qu’on nous impose depuis des mois sont totalement inefficaces, n’ont aucun fondement scientifique et qu’elles nous détournent des seules mesures efficaces (lavage des mains, quarantaine des malades symptomatiques) expliquant que les pays européens qui les imposent (France, Italie, Espagne, Belgique, Grande Bretagne) se classent dans le top 5 européen des plus fortes mortalités attribuées au covid19.

Politique-sanitaire-politique-sécuritair

Les asymptomatiques sont-ils vraiment contagieux?

Des doutes venant de l'OMS

Maria Van Kerkhove, responsable technique de la cellule chargée de la gestion de la pandémie à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer dès le 8 juin : « il semble rare qu’une personne asymptomatique transmette la maladie », lors d’une conférence de presse virtuelle de l’OMS.

 

Cette déclaration avait soulevé des concerts d’indignation dans les médias.

 

Maria Van Kerkhove est d'ailleurs revenue sur ses propos quelques heures plus tard, parlant d'un "malentendu" et expliquant qu'elle ne répondait pas globalement à la question de la contagiosité des asymptomatiques.

 

"Je faisais référence à un très petit nombre d'études, deux ou trois".

Les travaux de l'Imperial College de Londres

Une étude menée par des chercheurs britanniques de l’Imperial College de Londres a été menée et les conclusions ont été données le 27 novembre 2020.

 

Selon l'étude, les cas contacts d'un patient symptomatique ont 12,8% de chances d'être contaminés contre 3,5% pour les contacts d'un patient asymptomatique et 9% pour les patients pré-symptomatiques.

L'étude du Lancet

Mais des observations menées le 18 décembre 2020 dans The Lancet basées sur l'analyse des données de dépistage de Singapour (où le traçage des cas contact est important et ou des tests sont réalisés très fréquemment) critiquent l'idée que les asymptomatiques sont contagieuses.

Les scientifiques se sont intéressés aux cas contacts de personnes atteintes du Covid-19, testés et mises en quarantaine entre le 1er et le 11 octobre. Ils ont comparé les cas contacts de personnes symptomatiques et ceux de porteurs sains.

 

"Nos résultats suggèrent que les personnes atteintes de COVID-19 asymptomatiques sont infectieuses mais pourraient être quatre fois moins infectieuses que les cas symptomatiques", écrivent les auteurs de la recherche.

 

L'étude Chinoise

Une très grande étude chinoise menée auprès de près de 10 millions de résidants de Wuhan, foyer épidémique du Covid-19, s'est basée sur les résultats de dépistage des acides nucléiques du virus SARS-CoV-2 à l'échelle de la ville entre le 14 mai et le 1er juin 2020.

 

"Tous les cas positifs asymptomatiques, les cas à nouveaux positifs et leurs contacts étroits ont été isolés pendant au moins 2 semaines jusqu'à ce que les résultats des tests d'acide nucléique soient négatifs. Aucun des cas positifs détectés ou de leurs contacts étroits n'est devenu symptomatique ou nouvellement confirmé avec COVID-19 pendant la période d'isolement", indiquent les auteurs de l'étude publiée dans Nature.

 

Selon les observations des scientifiques, "il n'y avait aucune preuve de transmission de personnes asymptomatiques positives à des contacts étroits retrouvés". 

Antoine Flahault